SMS au 666 nsldie !

Publié le par nobody's listening

Avancez votre caddie s'il vous plaît.

 

Enclencher. A peine arrivée oublier identité. Savoir ranger dans le placard sa fierté et autres trucs jugés trop superflus pour encombrer mes poches durant la journée. Jusqu'à mon propre nom.

 

On ne vend pas cet article à l'unité.

 

Tournée mécanique le long des allées. Cutter scotch et marqueur. Savoir où y aller et comment à défaut de savoir pourquoi. Croiser toutes ces vies qui entrent dans la mienne sans que la mienne ne fasse le moindre échos dans la leur. On ne donne pas de nom l'indifféré.

 

Où se trouvent les bouteilles d'eau ?

 

Et au fil du temps engranger les murmures, les ricochets silencieux sur la boîte crânienne. Compter les empruntes que ça laisse le long des tympans. Et puis finalement laisser tomber. Y a assez de chiffres comme ça durant la journée.

 

Vous avez vu les 30% ? Vous les avez bien faits ?

 

Les règles du jeu que l'on change pour le confort de l'usager. Soit disant. Le tout sans mettre au courant le bas de l'échelle. En cascade dominos redescendent les gueulantes. On appelle ça la hiérarchie.

 

On prend pas la carte en dessous de 10€.

 

Les bips se succèdent. Électrocardiogramme d'une grenouille sous extasy. Ne pas sauter d'étapes pour autant. Tellement de bruits au long de la journée. La tête qui menace d'éclater. Et toujours sourire, rire aux blagues même à la 300ème fois.

 

Tu connais le code du chou fleur ?

 

Sonnerie. Un coup deux coups. Réflexe pavlovien. C'est comment SOS en morse ? Les yeux rivés sur la sortie. La tête zombifiée. Ne pas penser. Oublier la douleur. Mécanique se précise. Oeil - bras - main - oreille. En boucle. Et roule la bande.

 

Les sacs sont sous la caisse. 5 centimes les plus petits et 7 les autres.

 

Le calcul final qui se rapproche. J'ai clamsé ma grenouille pour aujourd'hui. Demain la réanimer. Demain me réanesthésier. On verra bien. On verra bien les jours qui coulent et se ressemblent. Jusqu'à ne plus se souvenir. Tout ranger dans la case temps perdu. Et passer son chemin.

 

J't'avais pas reconnu ! Sans ton polo c'est pas vraiment toi !

 

Dans le vestiaire quelques débris. J'ai eu peur une seconde d'avoir perdu la clé. Vérifier maladivement que tout est encore bien là. La fierté a pris un sacré coup, mais rien d'irréparable. Je ne suis cependant plus vraiment sûre de comment me servir de mon nom. Je finirai bien par retrouver quelque part le mode d'emploi.

 

Merci au revoir bonne journée....

Publié dans Entre deux.

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