Sigma²

Publié le par nobody's listening

C'est l'histoire d'un alexandrin, d'une syntaxe invalide.

Une histoire sans histoire puisque déjà comptée mille fois. Une histoire sans histoire puisqu'impossibl de se mettre d'accord sur les mots.

Pourtant c'est jamais que des mots. Mais on utilise pas le même dictionnaire quand on parle l'alexandrin que quand on parle la syntaxe invalide.

Mais quel intérêt de ne parler encore et toujours que sa propre langue ? A quoi sert de l'user encore et toujours sur du vent ? Les langues s'est fait pour se mélanger et s'enrichir. Sinon, une langue ça meurt. Qu'on soit un alexandrin ou une syntaxe invalide.

Alors il leur fallut battir un vocabulaire commun. Puisque les dictionnaires usuels ne sauraient répondre à leurs attentes il fallait rebattir de A à Z. Sans oublier quelques chiffres et variables plus ou moins aléatoires qu'il fallait glisser ici et là. Au moin en décoration parce que ça donne toujours un certain genre. Une certaine couleur qu'on ne pourrait trouver nul part ailleurs.

Il y avait des forêts avec des racines. Ou peut-être que c'était du sable, avec des racines aussi. Ou peut-être encore qu'il fallait passer par la forêt entre les arbres sauter par dessus les racines pour arriver à la plage avec du sable et des bateaux qui se fonçaient dessus à pleine puissance ou presque. Toujours est-il qu'il y avait des racines dans l'histoire.

Comment on est sensé raconter une racine ?

Comme de toute façon, personne n'était là, personne n'avait vu, l'alexandrin et la syntaxe invalide décidèrent qu'ils pourraient bien raconter les racines comme ils voudraient. Et sans doute qu'il fallait garder pour eux le sable et les bateaux tout compte fait. Et ils garderaient aussi les histoires de jedi pyrogravés.

Ca n'intéressait pas les autres. Les autres ne voyaient que les racines.

Et les autres ils racontaient bien les racines. Ils avaient l'air de les connaître par coeur les racines. Et c'était comme s'ils voulaient que l'alexandrin et la syntaxe invalide se prennent les pieds dedans.

Racines c'est qu'un mot. Et de toute façon, à force de champ de vision diminué, ni l'alexandrin ni la syntaxe invalide ne voyait les mêmes racines. C'était peut-être pas si stupide, ça évite de tomber les deux en même temps les huit fers en l'air sans plus personne pour aider à se relever.

Alors dans le fond, l'alexandrin et la syntaxe valide, ça leur allait très bien, de pas raconter les racines à corps et à cri pour leur faire plaisir.

Et parce que dans le sable, y a pas de racine, il valait mieux passer au carré que de pleurer la racine.

Publié dans Les aiguilles en moins

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