Samantha, couche toi, même s'ils sont au pied de ton lit

Publié le par nobody's listening

 

 

 

Sentir la boue couler dans les veines, envahir le cerveau, noyer la conscience. Les grains compacts coagulent sous l'épiderme et bouchent les conduis.

On a dit il faut être proche de la terre. Jusqu'à quel point doit-on être proche ? A quel moment on ne fait plus qu"un ? A quel moment on arrête ? A quel moment la partie est finie ?

Alors grouillent les morceaux. Déraisonnables à l'assoiffé. La faim ça occupe longtemps. Juste faire en sorte de ne pas se souvenir. Ne pas se rappeler. Effacer les grouillements, couinements. Obsurcir les yeux boucher les artères et peut-être la sortie.

Bloquer le moindre échappatoire. Empêcher la respiration. L'éphémère qui se répand d'un nerf à l'autre. Les ongles se sont tous brisés. Un par un sur la peinture écorchée. Ils voulaient juste laisser une trace. Un nom.

Il y a des tentatives condamnées à échouter avant même d'avoir été jouée.

La boue fluctue, monte et descend les niveaux. C'est mathématique. Vases communiquants. Les vases communiquent. Les vases.

Pas de chance.

 

 

(ça c'est de la fin --")

Publié dans Ketchup hors DLC

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