Rouge et noir et bleu et jaune et pourpre et parabolique.

Publié le par nobody's listening

C'est la mise en abîme. Principe étrange du fil rouge qu'on laisse traîner sur scène. Et là c'est le jeu. Partie de cache-cache avec un soi-même qui n'est pas vraiment morceau de miroir. Alors on cherche un nom à se remémorer. Quelque chose à inscrire. Les souvenirs ça se fabriquent. Made in China jusque dans les lapsus. Même les absurdités ça se racontent.

Jusqu'à la rencontre avec le fil rouge. Incandescence filiforme. Le long des pendrions glissent les identités. On leur court après. En silence. Sinon on entendra pas les voix sur scène. Cordes vocales poussent au maximum pour faire entendre des mots qui ne leur appartiennent pas.

Et des fois ça tombe à plat. Mots qui meurent entre les fauteuils ne laissent pas trace. Petits mots se regardent et se demandent pourquoi. Sur scène les voix se sont tues. Il n'y a plus rien à porter ni à donner. Alors tant pis. Les corps abandonnent. On cherchera plus tard un sens à tout ça. Quand on aura oublié. Question de timing. Silence. Noir.

Le fil rouge est tombé le long de l'abîme....

 

(en fait c'est plutôt entre deux répétitions mais on s'en fout)

Publié dans Entre deux.

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