Mais chez moi où c'est déjà ?

Publié le par nobody's listening

Il y a l'angoisse de la pointeuse et l'angoisse des heures creuses. La peur de s'ennuyer et celle de ne savoir quoi faire.

Pourtant....

 

Le chef est à l'heure de New York.

 

A l'heure de filer, carapace et TGV le long des fuseaux horaires. Suractivité et sousexploitation. Mais c'est pas grave. Ca fait rien. Il faut. C'est comme ça maintenant. C'est toujours comme ça. Et puis ils le font tous. Pourquoi pas moi ? Pourquoi pas tout court. Pourquoi au final ?

 

Il y a les chiffres qui s'additionnent et s'autogrossissent. Infinitésimale après virgule. Et avant on ne compte plus. Car on aime on ne compte pas. Et si on compte c'est juste qu'on a rien à compter. Ou pas assez. Ou trop peu. C'est toujours pareil. Et pourquoi pas ?

 

Et puis bien sûr c'est toujours les mêmes mots. Les mêmes petites choses qui font que non c'est pas rien mais ça fait pas tout quand même alors au final ça suffit pas. On ne se suffit pas. Et quand vient l'heure de la douche, le reflet dans le miroir flouté semble venir d'ailleurs. Et pour quoi ?

 

Le chef est à l'heure de New York.

 

Même s'il fait produire à Babel Oueb. Même si ça passe par Tombouctou par colissimo. Que la déviation passe par Pékin en express. Sans oublier l'happening sur la place rouge. Et au final ça arrive juste en face de chez monsieur Toutlemonde qui au final n'est plus personne. Pour quoi faire ?

 

Flux et reflux comme ils disent. On dit pareil pour la marée. Mais les vagues c'est réel. Ca se voit et après.... Ou alors c'est la faute de la Lune. Enfin c'est pas vraiment sa faute non plus. Elle savait pas bien quand elle a signé. Elle a pas dû regarder les bonnes lignes. Elle a tout décalé. Et maintenant c'est jet lag pour tout ceux qui passent. Pourquoi ça ?

 

Le chef est à l'heure de New York, mais même lui, il s'est plus où il habite.

 

Publié dans Chronique du vide

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