Lord of the Ringues nous voilà !

Publié le par nobody's listening

Etant moi même encore vivante et puisque je vais pas passer le restant de ma vie à être en colère fasse à l'ignominie de ma famille et ce quelque soit le côté de la famille en question (ceci était de l'autopersuasion) (mes proches savent très bien que je ne décolère jamais, je change juste d'objet)(sinon ils s'ennuieraient, mes coups de gueule ayant fini par faire parti intégrante de leur vie baignée de silence apaisant et de musique de la petite maison dans la prairie), je vais donc faire un article drolesque. Surtout que c'est le 200ème sur ce blog (qui est toujours aussi moche depuis son premier jour mais bon, on change pas une équipe qui gagne) ! 

 

Aujourd'hui, je m'en vais donc exposer au monde comment c'est trop méga dur d'être une fille et comment les mecs des fois c'est trop méga cons. (à force d'insomnie mon âge mental est retombé à environ 15 ans)

En plus sérieux, je m'en vais vous parler d'une catégorie d'hommes joliment nommée "Lord of the Ringues" par ce cher Franck Zerbib (ex Wriggles pour ceux à qui ça mettrait la puce à l'oreille). Petit explication imagée :

 

 


 

 

Voici maintenant la charmante histoire qui m'est arrivée aujourd'hui :

 

Le monde est beaucoup mais vraiment beaucoup trop petit

ou

Le sprint de la mort

 

Ainsi donc, ce midi, je mangeais seule au RU (=restaurant universitaire = endroit où tu es sensé manger de la nourriture équilibrée pour pas cher = tu te retrouves à payer 3€ pour une assiette de riz avec des raisins secs dedans ou une assiette de frittes parce que tout le reste est trop zarbi) (j'explique pour ceux qui ont raté cette étape hautement émancipatrice de la vie qu'est la nourriture en collectivité). De façon plutôt drôle, je me suis retrouvée à une table avec... que des gens qui mangeaient eux aussi tout seul. Alors que j'entamais mon dessert un garçon de sexe masculin est venu s'assoir en face de moi. (les solitaires appellent les solitaires, c'est une règle universelle qu'on retrouve même dans des films comme "Lollita malgré moi")(film dont on apprécie bien plus les qualités cinématographiques sous l'influence maligne de la vodka)

 

Je mangeais tranquillement ma crème au caramel (avec la noisette dedans, mon kiff perso du RU) sans rien demander à personne (à part le pichet d'eau à la voisine de ma voisine) quand je réalisai que l'homme de sexe masculin mattait joyeusement mes seins. Et là c'est toujours un grand moment de solitude suivi d'une intense réflexion. "Il regarde quoi ? il évalue le poids de chaque glande mammaire ou il veut ce qu'il y a d'écrit sur mon T-shirt ? Je lui fracasse mon assiette sur la tête ou je lui fais avaler mes os de poulet ? Je cris direct au scandale ou je fais payer le droit de regard ?" J'optai finalement pour la combinaison suivante : regard qui tue - veste - écharpe - blouson -claquage du dessert sur mon plateau - départ avec toute la dignité possible. (pour les annales on pourra retenir que j'ai manqué m'étouffer avec les restes de ma crème)

 

Je quitte donc le RU et pars vaquer à mes occupations. Je pensais être tranquille et débarrassée de l'importun. Que voulez-vous, j'ai toujours été une grande naïve. Ceci dit, je crois que personne n'aurait pu prévoir la suite. 

 

Je rentrai donc tranquillement à la cité U dans laquelle je vis. Cité U qui est à l'autre bout de la ville par rapport à ma fac. 

Juste au moment où j'arrive à la porte de mon bâtiment, je me rends compte que j'avais mis mon chéquier dans mon sac dans le but d'aller payer mon loyer et non pour lui faire prendre l'air. Je dévie donc et remonte vers le bâtiment de l'accueil. Je vois au passage que j'ai du courier. Une ou deux personnes attendent devant moi. Je fouine dans mon mp3 quoi écouter quand le mec devant moi se retourne. Oui oui petit lecteur assidu tu as bien deviné. Il s'agissait bel et bien de l'importun mâle de sexe masculin. 

 

Lui [tout sourire genre j'ai vu la vierge](oui cette métaphore est foireuse, je sais) :Oooooh ! Ca fait plaisir

Moi [grommelant] : ezigne^ngôin

Lui : Non parce qu'on a pas eu le temps de parler ce midi t'es partie vite

Moi : Bah j'avais fini de manger pis j'ai une vie

Lui : C'est super de te retrouver ! (non mais genre on est ami depuis la primaire quoi OO) Tu vis où ?

 

Aparté : je bug toujours quand quelqu'un de la cité U me pose cette question. Techniquement la chambre qui m'a été attribuée est au bâtiment B, mais comme je squatte intempestivement chez le Geek qui lui vit au G mon petit cerveau ne sait jamais quelle réponse fournir. Du coup j'ai répondu très intelligement la chose suivante :

 

Moi : E.

Lui : D'accord ! Bah moi je suis dans celui-ci tu vois ! Et tu t'appelles comment ?

Moi : êngzpngông

Lui : Moi c'est ..... (je sais plus) et tu fais quoi ?

Moi : Je viens payer mon loyer.

 

S'en suit un moment très étrange où je ne comprends plus rien à la conversation à part qu'il veut payer son loyer par carte et que c'est pas là. Je finis par comprendre que je peux donc lui griller son tour et filer au comptoir payer mon loyer et ainsi justifier mon "j'ai pas le temps plein de rendez-vous" comme réponse au "on peut se parler t'as du temps ? pour faire connaissance".

 

S'en suit la conversation suivante avec la madame de l'accueil

Moi : Serait-il possible tant que je suis là de récupérer mon courrier ?

Elle : C'est à 14h.

Moi : Il est 13h55 et je suis là pour payer mon loyer donc bon voilà...

Elle : C'est à 14h vous comprenez que si on commence à donner le courier pas à la bonne heure c'est l'anarchie.

 

J'ai fermé ma gueule et n'ai pas osé lui répondre que c'est sûr qu'avec cinq minutes d'avance sur l'heure du courier, c'est l'univers tout entier qui allait s'écrouler. 

 

Je me pose donc et feuillette la "Lettre du CNOUS et du CROUS" qui traîne là en attendant que les cinq minutes en question passent. ERREUR FATALE ! Car l'individu masculin de sexe importun sort alors du secrétariat et fonce direct sur le fauteuil face au mien pour reprendre la conversation. Erreur encore plus fatale, j'étais en train de pester sur le CROUS via SMS au pépin de raisin sec. L'homme importun de sexe individuel commença donc à me filer son numéro. Je pianote au hasard des chiffres. Il épelle son nom. Je souris toujours bêtement en me disant que j'ai pas besoin d'aide je sais écrire Trou du cul dans au moins trois langues. Evidemment, il a fallu qu'il me demande le mien.... Panique totale pour trouver une façon de sortir de ce merdier. Quand la madame de l'accueil m'appelle pour me filer mon courrier (avec deux minutes d'avance je tiens à le signaler. Si l'univers se dissout ça sera sa faute).

 

Je me lève en trombe sans même m'excuser auprès de l'importun assexué masculinement. Je récupère mon enveloppe et file toujours en trombe espérant que ce vent (ou plutôt cette tornade) soit assez claire. MAIS NON. Le trou du cul en trois langues me colle aux basques et du haut des marches me crie "Ton numéro !!" ce à quoi je réponds un très fin et clair "Pas le temps pas envie urgence maman malade manger hamster" Sur ce j'ai dévalé l'escalier en courant, traversé la cité U et monter les quatre étages (du bâtiment G, pour le coup mon cerveau a pas planté) toujours en courrant parce qu'on sait jamais. 

 

Tout ça pour que le pinguoin me sorte "t'avais qu'à dire que t'es en couple ! Ou lesbienne !". J'essairai la prochaine fois. Mais j'ai toujours préféré l'excuse de la crise cardiaque du hamster pour le côté glauque ou mon portable est tout neuf j'ai changé de numéro pis tu vois comme je suis blonde je le connais pas mais file le tiens je t'appelle dès ce soir. Parce que je suis brune mais que je fais bien ma blonde puis ma mère est formelle j'étais blonde à la base. 

 

Non parce que là j'ai dû prendre une douche à 14h et changé de T-shirt en mesure de précaution. (Mes "T-shirts de concert trois tailles au dessus qu'on dirait qu'ils ont fait la guerre et d'ailleurs ils l'ont faite" comme dirait Bubulle me manque d'un coup OO)

 

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