L'assemblée sur la place du marché où rien ne marche TOUT CA TOUT CA

Publié le par nobody's listening

Nous avons un problème. Nous avons un gros problème. Et il nous faut un coupable. Et il nous en faut un vite.Qui se porte volontaire ?

 

L'assemblée se fait silencieuse. C'est pas moi c'est l'autre. Mais l'autre avait un alibie, il était au cinéma avec un rat de laboratoire. Même que le rat de laboratoire a refilé la rage aux bigoudis de la dame assise devant et que ça a fat tout un scandale. Le petit fils de la dame aux bigoudis ne pouvaient plus faire sa sieste tranquille avec tous les hurlements. Et puis le spasmofileur de corticoïde a failli s'étouffer avec sa langue on a dû fermer le cinéma pour dégât des eaux. Vous avez pas vu dans les journaux ?

 

Mais non ils n'ont pas pu voir ! Ils ne peuvent pas voir car c'est LA le problème ! Il est là le putain de problème. Quelqu'un a arraché la page. Quelqu'un a arraché la page. Et ce n'était pas nous. Hein c'était pas nous ? Putain mais répondez ! C'était pas nous ?!

 

Une fois encore l'assemblée fit silence. Tous se regardèrent. Etait-ce une question piège ? Mais toutes les questions sont des pièges ! Des labyrinthes dont on fait miroiter les issues. Mensonge à tous les étages ! Il n'y a pas d'issue ! Trap it's a trap ! Stupide bestiole... Alors chacun à leur tour ils marmonnèrent que non. Et devant le regard inquisiteur les petites voix s'unirent, et toutes, oui toutes, crièrent en choeur que non, ce n'était pas nous qui avions arraché cette page. Cette putain de page.

 

Alors il faut savoir qui. Qui a arraché la page. Parce qu'on ne pourra pas dormir sans le savoir. On ne pourra plus. Plus jamais. Et le cauchemar recommencera. Encore et encore. La descente sans fin. L'ivresse hémophile comme ils disent on ne sait où.

 

Nul part. On ne dit ça nul part. L'assemblée se fit muette. Des frissons parcouraient chaque membre la constituant, se transmettant de frolement en frolement. Le cinéma a pris feu tous s'en souviennent. Les alarmes ont eu beau sonner personne n'est venu. Tous ils s'étaient mis d'accord. Tous ils avaient voté en leur âme et conscience. Et non personne ne les avait obligé. Et pourtant il fallait bien arrêter l'incendie. Des bigoudis de cette valeur vous comprenez, ça coûtait trop cher à rembourser. Les assurances auraient refusé de couvrir les frais.

 

Quel était l'intérêt d'arracher cette page ? Pourquoi ? Vous savez, cette foutue page. Celle que la nuit on arrivait pas à écrire, que le lendemain on arrivait pas à relire et que presque deux ans après on ne s'était toujours pas décider à tourner ?

 

L'assemblée regardait ses pieds, la réponse n'étant pas au plafond. 32 au plafond. Rien d'autre. Jamais. La rage partout. Les rats de laboratoire s'en retournèrent dans leur cage. Et plus jamais on autorisa les madame à bigoudis de s'en approcher. Les rats les fuyaient de toute façon. Ils se mordaient les pattes jusqu'à l'hémorragie. Les petits-fils purent finirent leur sieste en paix, et s'ils faisaient montre de rébellion en refusant d'aller dormir, on leur racontait cette histoire à faire trembler les plus braves. Le cinéma quant à lui fut condamné. Il ne fallut pas longtemps, pour oublier qu'un jour on avait passé des films ici.

 

Et nous n'avons toujours pas de coupable sur que jeter ce qu'il reste de colère. La page n'est pas tournée. La prochaine réunion se tiendra au 189ème chapitre. Votre présence à tous est bien entendu obligatoire.

Publié dans Ketchup hors DLC

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Nicolas 30/08/2011 07:45


"Tout ça tout ça" :)


nobody's listening 30/08/2011 11:35



Exactement, tout ça tout ça ^^


(je suis en train de refiler ce tic de langage à tout le monde au passage....)