J'ai pas de place pour vous, dans mon être

Publié le par nobody's listening

 

 

 

Les aiguilles se sont figées

Les aiguilles se sont bloquées

Et les aiguilles ont pleuré.

 

Perte d'identité.

Elles savaient plus trop dans quel sens

Fallait tourner;

Paniquées

Elles ont cessé de bouger.

 

La nuit les fantômes courent dans la pièce.

Ils hurlent

Mais sont même pas foutus de savoir

Dans quel sens faut tourner.

 

Alors les aiguillent tournent à la dérision

Tout ce qui passe à portée de sens.

 

De non sens en défaillance

Voyager les yeux fermés.

Les saccades se succèdent,

La logique s'est oubliée.

 

La route continue de s'emmêler.

Les bruits s'additionnent à eux même

Pour ne former qu'un immense tas de silence.

 

Les aiguilles ne savent toujours pas

Dans quel sens tourner.

Alors elle tourne à la déraison.

 

Il doit y avoir une explication

Un mode d'emploi

Un itinéraire

Une garantie quelconque.

 

Il paraît

Qu'il n'y a pas

De problème sans

Solution.

 

Sinon.

Pas de problème.

 

Alors les aiguilles s'arrachent à elle même.

Puisqu'elles ne peuvent plus tourner

Elles ne feront que sauter

D'une heure H à un jour J

Abandonnant la logique

Là où elle s'est perdue.

 

C'est plus leur problème.

C'est plus un problème.

 

De toute façon

Les aiguilles n'ont plus d'heure à afficher.

 

This obsession with death became a way of life

[Emilie Autumn : Dead is the new alive]

Publié dans Les aiguilles en moins

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