Etats des lieux

Publié le par nobody's listening

 

 

 

On vide les lieux. On a bien dit les lieux... Vous voyez la différence ? Ou pas ?

Ca reste flou et éphémère. Rien de bien net rien de bien précis. Juste images floues qui tournent. On range dans une boîte ce qu'on a été un temps. On se dit c'est pas grave on sera ailleurs. Et l'angoisse floue du "oui mais on sera où ? et si on était plus ? et si on restait enfermé dans la boîte sans plus pouvoir en sortir ?"

Il faudra mettre le feu de l'intérieur....

La peur panique parce qu'on a perdu l'itinéraire. C'était tronqué. Un peu comme les labyrinthes de maïs. Zippo briquet allumette comme dirait l'autre. Ca brûle bien le maïs. Pop-corn épidermique à chaque coin de pâturage. Ca grésille sous la langue. Avec le sang pour relever le goût. Je t'avais bien dit que ça couperait pas.

Déjà Les images se décollent des murs et c'est comme si on avait jamais été là. Pas de preuve. Rien. On a beau ouvrir les fenêtres la solitude se referme toujours. Piège de cristal. Evanescentes les traînées lumineuses ne conduisent même plus à la sortie. Alors petit à petit l'oiseau bouffe son nid et l'hirondelle ne fait pas longtemps. On avait dit, on avait pensé, on avait promis.

Et au final tout dans les cartons.

Demain est un autre jour, mais on ne se souvient plus lequel.

Publié dans Chronique du vide

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