De l'espérance de vie d'un pot de nutella.

Publié le par nobody's listening

Première semaine de janvier, pour beaucoup de petits nétudiants de par la France c'est une chouette semaine d'examens. Trop hype. Je comptais attendre la fin de cette belle semaine pour vous faire un beau récapitulatif des perles du genre mais finalement j'ai fait tellement de belles découvertes que l'article aurait risqué d'être beaucoup trop long. Donc on va faire un premier check up...

 

Car à Rennes 2 voyez vous, on pratique le contrôle continu ! Ou l'hypocrisie. Au choix. Quoique l'un n'empêche pas l'autre. Je n'ai pas lu les textes de loi, mais apparemment, selon la reforme toute choupette de la LMD, il fallait introduire du contrôle continu. aka donner une chance aux étudiants de se rattraper durant le semestre. aka avoir plus d'un examen par matière par semestre. aka répartis tout au long du semestre. On doit vraiment être très cons à Rennes. Parce qu'au final, c'est juste que j'aurais eu l'immense joie d'avoir deux semaines d'examens. Une avant les vacances en cohabitation avec les cours qui eux auront placé leurs exams sur la semaine après les vacances. Enjoy. Or not. 

 

Analyse de la représentation :

Une matière marrante en soi où on te demande grosso modo de faire mieux que la critique du télérama mais quand même moins bien que ton prof parce que quand même tu n'es qu'un petit merdeux de L2 alors tu vas pas faire chier. Ainsi, nous nous sommes gentiment pointés dans note amphi habituel, on a récupéré les feuilles habituelles sans ligne (qui te hurlent que tu vas perdre deux points pour la présentation parce que tu écris penché) puis on a récupéré le sujet... pas habituel. Bah oui en L1 on nous demandait pas ça. Donc là, le sujet était le suivant : "L'identification du spectateur au personnage est-elle toujours un critère pertinent pour définir la relation scène - salle ?" suivi de la liste des spectacles que tu dois utiliser pour ta démonstration. Donc en deux heures, tu dois : réanalyser six spectacles dans cette perspective, trouver points communs / différences, organiser, lier, déduire, conclure, rédiger, relire, souligner les titres des pièces. 

 

Esthétique et dramaturgie :

Encore une matière marrante où tu étudie les textes de théâtre pour en déduire plein de choses dont ni plus ni moins que la manière d'imaginer le théâtre mais aussi la société de l'époque. L'examen fut sans surprise. Enfin le sujet fut sans surprise. Découvrir qu'on pouvait sortir d'un exam de lettres avec des courbatures plus déjà. Malgré les multiples injonctions de notre bien aimée professeure, l'université n'a pas daigné nous attribuer une autre salle. On ne logeait déjà pas en temps normal, on logeait encore moins le jour de l'exam. Trois par table. Et comme je suis trop une mega veinarde, je me suis retrouvée à la jonction entre deux tables même pas au même niveau. Toi aussi apprends l'art de la contorsion ! (en même temps en filière art du spectacles c'est peut-être pas si hors sujet...)

 

Droit, politique et sociologie du spectacle :

Là aussi un sujet sans surprise. C'est l'avantage des profs de droit, ils sont très... droits. Pardon j'ai pas pu m'empêcher. Bref, fallait parler de la période dite "d'embellie culturelle" des années 80. aka Jack Lang. aka décentralisation. aka déconcentration. aka un cours de près de 20 copies doubles. La prof qui t'accueille dans l'amphi et t'annonce que tu n'es "pas noté au poids de copie". Traduction : démerde toi pour que ça loge sur une copie sinon elle te défonce ta tête !!! 

 

Japonais : 

Seule matière où le sens des mots "contrôle continu" a vraiment été intégré. Cinq exams dans le semestre. Deux oraux, trois écrits, dont un... le samedi avant les vacances. Et oui le Nippon est généreux et ne te laisse pas repartir sur ta faim ! Donc enjoy te lever à 7h30 un samedi, traverser toute la ville pour passer ton exam. Ils doivent avoir une belle gueule mes kanjis tient ! En plus, l'université a l'air de tellement kiffer les japanophiles que les profs doivent se débrouiller pour faire passer les trois niveaux de licence dans la matinée. Résultat, nous avons partagé l'amphi avec les L3. Le but du jeu consiste à ne pas te tromper de place pour avoir le sujet correspondant à ton niveau. Sinon bah.... hara kiri avec un stylo ça doit être possible mais faut pas qu'il soit trop usé. 

 

Ca c'était avant les vacances ! On arrive à aujourd'hui où j'ai eu la joie d'attaquer la semaine d'examens officielle. 

UEP : Approche clinique de l'acte créateur. 

Déjà rien que le titre, tu te dis "c'est une grosse blague". J'aurais dû m dire la même chose quand j'ai choisi mes UEPs... En tout cas c'est ce que je me suis dit tout le long du semestre. C'est ce qu'on s'est tous dit en sortant de l'amphi. Durant le semestre, ce n'est ni plus ni moins que quatre profs qui se sont succédés pour nous faire cours. Alors entre Lacan, la psychanalyse du GPS, le air piano, et la femme qui n'existe pas on s'est bien marré. (façon de parler). Aujourd'hui nous avions donc le choix entre cinq sujets (ah oui car y a un prof qui nous a jamais fait cours mais qui a quand même proposé son sujet) et comme vous avez bien sûr envie de savoir à quoi vous avez échappé, voici les sujets en question :

1) "Statut et fonctions de la peinture pour l'artiste Séraphine de Senlis."

2) "Commenter ce que fut l'expérience des hétéronymes pour le poète Fernando Pessoa."

3) "Possibilités et paradoxes entre musique et inconscient."

4) "Le non-rapport sexuel dans L'éveil du printemps de Wedekind."

5) "Quelle est la place du hasard dans la création ?"

En plus quand tu vois ça tu te dis "mais bordel la moitié c'est même pas des vrais phrases >.<". Et comme on a vu défiler les profs, vous vous doutez bien qu'aucun n'a pu réellement approfondir son sujet aka tu te retrouves avec l'horrible impression d'avoir presque rien à dire (ce qui n'est peut-être pas tellement une impression en fait). Au final j'ai pris le sujet 1 même si la seule chose que j'avais vraiment envie de dire c'était "bon en gros c'est Jeanne d'Arc sauf qu'au lieu d'aller bouter les Anglois bah elle a peint" mais ça me paraissait un peu léger (et sujet à controverse)(aka à 0 / 20) comme approche. 

 

La suite demain, et le final vendredi.... 

En attendant, le pot de nutella 850g ne verra même pas la fin de la semaine je pense. Espérance de vie totale : deux semaines. Un record quand même quand on sait que j'en mange plus le matin mais juste "en cas de besoin". 

Et en révisant mon exam de demain j'ai aussi pu constater que le nombre de fautes d'orthographe était proportionnel à l'intérêt que je porte au cours... Je pense que demain j'ai tout intérêt à relire ma copie une bonne quinzaine de fois. 

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