6h19 - 6h34 This is how it hurts when I pretend I don't feel any pain

Publié le par nobody's listening

Pendule bloquée.

Craquements.

Sirènes.

 

Claquement final dans la tête. Les trois coups. La nuit peut commencer.

 

Le couloir est blanc, il fait froid. De l'eau au cheville. Le vide qui gronde. Les portes se ressemblent. Chercher la sortie dans la botte de foin. Il manque une logique. Il manque un fil conducteur, quelque chose pour aller d'un point A à un point B. La machine a des ratés, les crans des rouages sautent, les dents se cassent et bientôt se déboitent les mécanismes.

 

Les portes se suivent. La lumière vascillent. Les jambes tremblent un peu. A ne pas savoir où diriger ses pas on n'arrive nul part. One ne bouge même pas. Le couloir se déplie à l'infini. Le temps s'est perdu, il s'est trompé d'embranchement. C'était pas un 4 sur l'écran. C'était qu'un putain de 1. Il reste encore beaucoup à faire.

 

Et y a jamais assez.

 

Le couloir est blanc, il fait toujours froid. Du haut de la fenêtre jeter son regard. Le reste suivra si on trouve l'ouverture. Facile ou non, juste une ouverture suffirait. Dans le noir la ville irradie autant qu'elle peut. Tapis de tâches de lumière; Petit lampadaire tente d'exister. D'autres fenêtre si loin si proches déjà éclairées. Mais personne à l'intérieur.

 

Y a jamais personne à cette heure.

 

Juste les fantômes qui dérivent au hasard des non rencontres. Ils se disent qu'ils font ce qu'ils peuvent. On peut pas grand chose quand on est qu'un grand vide sous plastique. Ca encombre les mouvements, bloque la sortie.

 

Le couloir est blanc, il fait vraiment froid. La sortie s'est dérobée. Le sol avec. Les monstres hésitent à sortir. Ils lâchent quelques cris de reconnaissance. Ils préfèrent voir s'il y a du gibier à attraper avant de se risquer à l'extérieur. Il fait froid pour tout le monde après tout. Les échos reviennent. Ecran radar. Et finalement ils savent.

 

Par principe tenter de se cacher, chercher un abris. Et comme d'habitude tomber. Le grand vide glacé attrape la jambe, le bras qui passe à pleine dent. Déchirer la peau, les muscles. Rappeler à l'ordre. La douleur se fraye un chemin, creuse sillons à même les nerfs. Se faire sa place. Marquer son territoire. Au final à qui ça a appartient vraiment un corps ?

 

Le couloir est blanc, il fait désespérément froid. La peau restante s'écaille. Le thermomètre s'emballe, il ne sait plus quoi afficher. Il ne sait plus ce qu'on attend de lui. Les yeux scrutent et cherchent une sortie qui n'existent plus nul part. Le sol a renoncé à sa consistance solide. L'eau monte et descend. L'eau se refuse. L'eau refuse tout simplement.

 

Il n'y a rien.

 

Et il n'y a personne.

 

Les fantômes ont abandonné. Les monstres ont eu ce qu'ils voulaient. Les monstres ont toujours ce qu'ils veulent. Ils ne restent que les courbatures, les déchirures et les tremblements.

 

Le réveil va sonner.

Le réveil va forcément sonner.

Bientôt.

Dans pas longtemps.

Le réveil va sonner....

 

Les couloir était blanc et il faisait froid.

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