[4] Le chat s'appelait comment déjà ?

Publié le par nobody's listening

Là aussi certaines choses restent à définir. Bref, les notes.... Ah et aussi, c'est un peu chiant d'écrire à chaque fois les dénominations... comme de toute façon ce ne sont que des caractéristiques qui les définissent et pas de réels noms, on s'en fout :D jles mets juste pour la compréhension. donc du coup j'écourte

 

[Le muet est toujours allongé par terre dans le fond, il ne bouge pas de toute la scène. Comme mort. La fille tatouée face au mur côté jardin, le garçon et ses cheveux face au mur côté cour. Au milieu, deux "personnes" face à face. Celui côté jardin peau nue ou vêtements unis, celui côté cour soit dessins plein la peau soit vêtements bariolés. A voir. Dans tous les cas faut si vêtements d'un côté vêtements de l'autre, et inversement. Effet miroir entre ces deux là. Symétrie décalée avec les deux personnages. Au milieu de tout ce joyeux petit monde : dictionnaire (même que l'autre ?), des pages déchirées tout autour, et les ciseaux à côté. Fond sonore, dans l'idéal, poème final de Poetry]

 

La fille tatouée : Il y a... il y a... il y a.... Il y a des mumures derrière les murs.

Centre 1 [celui qui est de son côté] : Elle fait des rimes qu'elle ne comprend pas.

Elle : J'ai ouvert le dictionnaire au hasard et je n'ai pas pu lire. Y avait des mots étalés sur la page mais pas d'image.

Centre 1 : Elle fait des rimes qu'elle ne comprend pas. Alors elle ne sait pas qu'il y a toujours un mot pour une image mais pas forcément l'inverse.

Elle : J'ai découpé au hasard et j'ai tout recollé.

Centre 1 : Elle fait des rimes qu'elle ne comprend pas.

Elle : Au hasard... au hasard... au hasard... Au hasard répartis sur la feuille et j'ai pas compris non plus.

Centre 1 : Elle fait des rimes qu'elle ne comprend pas. Et encore pas toujours.

Elle : Alors on peut pas faire confiance aux mots. Parce que si tu les mets pas dans le bon ordre et bien... et bien... et bien... c'est le désordre.

 

Centre 2 : Elle fait des rimes qu'il ne comprend pas.

Le garçon et ses cheveux : Il y a des cris derrière les murs. Sortez les aspirines !

Centre 2 : Il fait des liens qu'il ne voit pas. Il dit qu'on ne peut pas laisser les choses toute seule.

Lui : Le dictionnaire trainait par terre. A côté de la paire de ciseaux. Va comprendre les trous dans les sens.

Centre 2 : Il fait des liens qu'il ne voit pas. Alors forcément ça ne marche pas.

Lui : Continuum spatio-temporel défectueux dans ta face ! Y a pas de trou noir dans les pots de peinture.

Centre 2 : Il fait des liens qu'il ne voit pas et au final dans sa tête ça  fait que des noeuds.

Lui : J'ai caché tout ce que j'ai pu pour cacher le sens et faire semblant. J'ai mis des images plein les pages !

 

Centre 1 : Il fait des liens qu'elle ne comprend pas.

Centre 2 : Ils devraient survivre.

Centre 1 : Pas sûr...

Centre 2 : Tu crois ?

Centre 1 :  Il faudrait croiser, mélanger les noeuds. Elle a les mots, il a les images. Le sens s'est perdu au milieu.

Centre 2 : Y a pas de milieu. Y a pas de milieu t'entends ? Jamais. Faut trancher et se décider. Alors, pas de milieu.

Centre 1 : Et la fusion ?

Centre 2 : La fusion c'est dangereux. Rappelle toi ! La radioactivité et tout le bordel.... T'en fais quoi des radiations ? Pourquoi tu fais semblant d'oublier ?

Centre 1 : Ils ont dit que ça allait les radiations.

Centre 2 : Et demain alors ?

Centre 1 : Je m'en fous d'avoir un cancer dans 30 ans.

Centre 2 : Bah moi mourir demain ça m'emmerde carrément.

Centre 1 : Alors on fait quoi ?

Centre 2 : Elle a les mots il a les images.

Centre 1 : Oui je sais.

Centre 2 : Où est le sens ?

Centre 1 : Dans la fission.

Centre 2 : Et ils l'ont rangée où ?

Centre 1 : Dans un carton.

Centre 2 : Un de ceux du déménagement ?

Centre 1 : Bien sur un de ceux du déménagement ! Sinon le plastique c'est fantastique !

Centre 2 : Et le carton ?

Centre 1 : Quoi le carton ?

Centre 2 : Ils l'ont mis où ce putain de carton ?

Centre 1 : Sous l'escalier. C'est là qu'on met les cartons. Et les chats aussi. Mais uniquement après qu'on les ait empaillés.

Centre 2 : Les chats ?

Centre 1 : Ta véritable question c'était pas plutôt un truc du genre " où est l'escalier" ?

Centre 2 : Non.

Centre 1 : Vraiment ?

Centre 2 : "Où est ce putain de bordel d'escalier de merde" conviendrait mieux.

Centre 1 : Ca claque je te l'accorde.

 

[les deux centres claquent la langue en rythme (avec mauvais jeu de mots oui et alors ?), ou pas. Puis silence. Centre 2 quitte sa place et vient parler à l'oreille de la fille tatouée de façon à ce qu'elle soit entre lui et le public. Silence, dans l'idéal, là elle frappe le mur. Problème : c'est un mur de légos... faut qu'elle frappe pour de vrai sans que le mur s'effondre. Je fais ça comment ?]

 

Elle [crie, sans se péter la voix.... mais faut que ça marque la détermination, ou... enfin faut que ça soit net, quelque soit ce que ça exprime] : Mais j'ai crié !

Lui [crie aussi, :/!\ même niveau sonore ! réaction réflexe] : J'ai pas entendu !

Elle : J'ai hurlé !

Lui : Mais tu hurles tout le temps !

Elle : J'ai hurlé encore plus fort !

[musique de fond : Saez : Alice. à définir, est-ce que j'utilise juste la fameuse phrase ? montée avec le refrain ? les Alices de fin ?]

Lui : Et qu'est-ce que tu veux que ça change ?

Elle : Tout ! Je veux que ça change tout !

Lui [se retourne vers elle] : Mais pauvre cloche ! [on pousse le mauvais goût jusqu'à mettre un tit son de cloche tout disccret ? genre ça pourrait être le muet qui donne un coup de cloche... mais il la sortirait d'où ? si c'est une petite elle loge dans une poche du pantalon... à voir] Passé le mur du son on entend plus rien !

 

[elle se prend la tête et hurle, aigü si possible. et tout cas de manière déagréable. Centre 2 tente de la calmer, pour cela, arrive pour poser ses mains sur ses épaules, mais les garde à plusieurs centimètres d'elle (faut qu'on voit sans problème qu'il n'y a pas contact). en prime, bouges les lèvres pour "dire quelque chose de rassurant", pas de murmure ni rien, juste mouvements des lèvres. Trouver une phrase quand même pour que les mouvements soient les BONS. Elle le repousse violemment. Centre 1 panique (faudrait voir à trouver à l'occuper avant lui) et regarde alternativement les deux camps. Se décide, court vers le garçon]

 

Centre 1 : Et le chat ?

Lui : Quel chat ?

Centre 1 : Celui sous l'escalier.

Lui : ... emmerdes avec ce chat !

Elle [qui se retourne violemment] : Qu'est-ce que t'as fait au chat ?

Lui : Y a pas de chat !

Elle : Si le chat ! Mon chat !

[ils essaient de se rapprocher mais les centres les retiennent. Faut qu'il y a lutte, un peu comme les scènes de baston à la télé où ils ont besoin d'être 15 pour empêcher un curre dent d'aller se faire tabasser la gueule par le caïd de service et sa bande.]

Lui :  Y a jamais eu de chat bordel !

Elle : Le chat ! Et il s'appelait Mistivert !

Lui : Y a jamais eu de chat ailleurs que dans ta tête !

Elle : Parce que Mistigris ça sonne pas !

Lui : Dans ta tête y a tellement de trucs on sait plus !

Elle : Et même qu'il était tombé dans un de tes pots de peinture !

Lui : Vas y qu'on s'emmêle les pincaux !

Elle : Il est encore sous plastique ce putain de chat !

[Elle crie, lui aussi. Pareil, même niveau sonore]

 

Les centres [dans l'idéal en même temps] : STOP !

[les deux personnages tombent à plat ventre. Face contre terre, un bras tendu vers l'autre (si l'autre bras pouvait être coincé sous le corps ça serait top), les mains, voire les doigts, voire juste un petit finger, se cherchent. Selon taille de la scène et donc éloignement des deux acteurs jeu différent des mains. A voir]

 

Centre 1 : Vous faites chier !

Centre 2 : Tout foutu en l'air !

Centre 1 : Alors y a plus de mot !

Centre 2 : Et encore moins d'image !

Centre 1 : Adieu fusion !

Centre 2 : Adieu fission !

Centre 1 : Que des atomes décrochés !

Centre 2 : Et des feux sans chaleur !

Les centres : TROP CONS !

 

[Chaque centre saisit les pieds du personnage qu'il a à proximité et le traîne hors scène.]

 

Centre 1 [marmonnant] : pas de sens plus de sens jamais de sens....

Centre 2 [marmonnant] : jamais de sens pas de sens plus de sens....

Publié dans La foire aux anonymes

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