17h45, on est dimanche un vendredi

Publié le par nobody's listening

Dimanche est en avance. Mais c'est normal. Le courant a été coupé. Alors les pendules se sont arrêtées, le temps s'est écrasé et depuis trois jours on est dimanche. Ce fut une semaine de dimanche sans fin. Un putain de dimanche XXL sans aucune promesse de rémission. 

 

See you at the bitter end. 

 

Les pendules se sont arrêtées. Toutes. Le radio réveil, le lecteur DVD, le micro-onde... Encore que le micro-onde on n'a jamais vraiment su sur quel fuseau horaire il était réglé. Made in China sans doute. Mais là même en Chine il devait faire noir apparemment. 

 

See you at the bitter end. 

 

Une putain de nuit au soleil mais sans la chaleur. Le temps doit passer. Forcément qu'il passe, la lumière décline. Alors évidement que le temps doit être en train de passer. De toute façon il ne peut pas en être autrement. Parce qu'on a fini par s'endormir à cause du froid. Le feu s'est éteint et le silence nous a réveillé. Alors forcément le temps il passe.

 

See you at the bitter end. 

 

Quelqu'un finira bien par rentrer et rompre le silence. En attendant allumer toutes les bougies, faire semblant de ne pas avoir peur du noir mais dans les bougies y a des ombres qui dansent alors on ne sait plus s'il vaut mieux le noir ou la simili lumière. Aller merde que quelqu'un rentre.

 

See you at the bitter end.

 

C'est un dimanche. Pire, une insomnie la veille d'un dimanche. Le temps qui s'enlise qu'on avale de travers. Ne plus savoir s'il faut attendre que le soleil se lève ou que les ampoules se rallument. Ca crie à l'intérieur. Trop de silencie tue les muets. De fil en aiguille voir menace à chaque coin de maison. Mais il passe ou merde ce putain de temps ?

 

See you at the bitter end. 

 

Et puis merde. Mon organisme s'est arrêté, les chats aussi. Alors tous en boule roulons nous au pied de la cheminée. Qu'on nous retrouve mort ensevelis sous les cendres et qu'on estime l'heure de ma mort ! Oui voilà qu'on estime cette putain de foutue heure ! Qu'on remette les pendules en marche et qu'on estime l'heure de ma mort. Parce que moi.... je me rappelle plus. 

 

See you at the end. 

Publié dans Les aiguilles en moins

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